Test – Sony VPL-VW550ES

 

Le HDR enfin révélé ! Vous en avez rêvé, Sony l’a fait !

 

 

Introduction

 

J’espère que personne ne m’en voudra de la petite pointe d’humour de la phrase d’accroche, mais le Sony VPL-VW550ES n’est pas qu’un projecteur 4K de plus, c’est un des tout premiers à gérer correctement le HDR, et ça change tout ! En effet, le HDR n’est pas qu’un argument marketing, c’est une véritable révolution dans le monde de la vidéo grand public, et le Sony VPL-VW550ES délivrent des images HDR particulièrement convaincantes. La révolution HDR est en route, qu’on se le dise !

 

 

Présentation

Le Sony VPL-VW550ES, successeur du VPL-VW520ES, est un projecteur de résolution native 4K (4096 x 2160 pixels) constitué de panneaux LCD réflectifs nommés SXRD chez Sony. Il est compatible 3D (RF) et HDR.

Le Sony VPL-VW550ES dispose d’un équipement complet composé d’un objectif entièrement motorisé (zoom et focus), d’un lens-shift lui aussi motorisé, d’un iris fixe et dynamique, et d’une interpolation d’image. La lampe est donnée pour une durée de fonctionnement de 6000 h en mode bas. Son prix public est de 9990 €.

Le Sony VPL-VW550ES est proposé en version blanche ou noire.

 

Rapport de projection : 1,38 à 2,83.

Pour une base de 3 m, il vous faudra donc au minimum 4,14 m de recul (3 * 1,38 = 4,14 m), et au maximum 8,49 m (3 * 2,36 = 8,49 m).

Lens shift +/- 31 % à l’horizontal ; +85 %/- 80 % en vertical.

Le flux lumineux maximum est donné pour 1800 lumen, mais si vous comptez avoir des couleurs justes et à la norme de luminance (48 cd/m²), il ne faudra pas espérer illuminer beaucoup plus que 4 mètres de base.

Deux niveaux d’éclairage sont disponibles : bas et haut.

 

 

Matériel utilisé

  • Un Sony VPL-VW550ES.
  • Un écran motorisé Xtrem Screen de 2 m de base avec la toile Absolute Reference White 1.0.
  • Un écran Xtrem Screen Zero Frame UBC de 2 m de base avec la toile Daylight Reference 1.1 Gen2.
  • Un écran motorisé Xtrem Screen de 2,50 m de base avec la toile Daylight 0.9.
  • Un lecteur de Blu-Ray Ultra HD Samsung UBD-K8500.
  • Un colorimètre X-Rite i1 Display Pro profilé sur un spectrophotomètre X-Rite i1 Pro.

 

 

Bruit de fonctionnement

J’ai trouvé le Sony VPL-VW550ES très silencieux en mode lampe bas et un peu bruyant en mode lampe haut, mais ça reste raisonnable.

J’ai effectué quelques mesures au décibelmètre, l’appareil étant placé devant le projecteur à 50 cm. J’ai mesuré le bruit résiduel dans la pièce à 32 dB.

Voici mes mesures :

  • 34 dB en lampe bas
  • 40 dB en lampe haut

 

 

Piqué – Netteté

Placé à un peu moins de 3 mètres de recul pour un écran de 2 mètres de base, ma position habituelle, j’ai trouvé flagrant l’apport en netteté des matrices 4K natives du Sony VPL-VW550ES par rapport à un projecteur Full HD. En me rapprochant, la différence était évidemment encore plus marquée. Et ce constat est valable aussi bien pour les sources Full HD qu’Ultra HD.

Quand on est habitué à toujours avoir eu que des projecteurs Full HD, l’apport de la 4K est indéniable. Même les machines Epson ou JVC, disposant d’une simulation 4K, n’arrivent pas à une telle précision d’image. C’est vraiment très appréciable !

Comparativement au Benq W11000, le premier DLP 4K, que je viens de tester (lisez le test ici), je n’ai pas réussi à faire de différences de netteté entre ces deux machines. Pour y arriver, il faudrait peut-être faire une comparaison directe et disposer d’une vue d’aigle ! Autant le dire, les deux machines se tiennent dans un mouchoir de poche dans ce domaine, et ce n’est pas sur ce critère qu’il faudrait les départager.

Je vous propose maintenant des photos d’images tirées du Blu-Ray UHD « L’odyssée de Pi ». J’ai choisi ces images car elles comporte des écritures, ce qui permet de se donner une vague idée de la netteté. Alors, que l’on soit bien d’accord, des photos ne prouvent rien, et elles sont surtout là pour agrémenter le test.

 

Fluidité

La fluidité est vraiment le point fort des projecteurs Sony, et le VPL-VW550ES ne déroge pas à la règle. J’ai surtout utilisé le réglage « fluide bas » qui permet de conserver une bonne fluidité sans artefacts de bougé et sans effet caméscope trop marqué. Et, même sans activer l’interpolation d’image, la fluidité reste très correcte, que ce soit pour des sources Full HD ou Ultra HD. Il faut préciser que pour ces dernières, ce dispositif est systématiquement désactivé.

 

 

Luminosité

J’ai mesuré exclusivement la luminance des modes usines avec la colorimétrie la plus juste, à savoir « Cinéma film 1« , « Cinéma film 2« , « Référence » et « Cinéma lumineux« , avec les réglages par défaut, sauf pour le mode « Cinéma lumineux » pour lequel j’ai changé la température de couleur de D75 à D65. C’est simple, à 2,70 mètres d’une toile de 2 mètres de base, pour une lampe présentant 150 heures au compteur, tous ces modes usines délivraient une luminance d’environ 120 cd/m² en mode lampe bas, soit l’équivalent de 848 lumens, et d’environ 190 cd/m² en mode lampe haut, soit l’équivalent de 1343 lumens.

Le Sony VPL-VW550ES est donc un projecteur que l’on peut qualifier de lumineux, et l’iris fixe ne sera sans doute pas de trop pour juguler toute cette puissance. Mais, posséder une réserve de puissance lumineuse est très intéressant, en particulier pour la 3D et le HDR.

Malgré cette forte luminosité, je vous le disais déjà dans le paragraphe de présentation, il ne faudra pas trop espérer éclairer bien plus de 4 mètres de base, si vous voulez disposer de couleurs justes et d’une luminance à la norme.

 

 

Profondeur des noirs – Contrastes

Quelques rappels pour commencer. Le contraste séquentiel (on dit aussi on/off) permet d’évaluer la profondeur des noirs des scènes sombres. Pour ma part, j’estime qu’un contraste séquentiel commence à être bon à partir de 3000:1. Quant au contraste ANSI, qui est mesuré avec une mire comportant une proportion de 50 % de blanc, celui-ci permet d’évaluer le contraste intra-image synonyme de dynamique. Pour ma part, j’estime qu’un contraste ANSI commence à être bon à partir de 300:1.

J’ai mesuré ces contrastes après calibrage. La lampe était en mode bas, l’iris fixe fermé en position 30/100 et l’iris dynamique désactivé. Le contraste séquentiel était d’environ 19000:1 et le contraste ANSI de 375:1. Des valeurs que l’on peut qualifier d’excellentes !

 

Le HDR

Je vous le disais en introduction, le Sony VPL-VW550ES est un des tout premiers à gérer correctement le HDR, et le résultat est des plus convaincants ! Contrairement à ce que disent certains, le HDR n’est donc pas qu’un argument marketing, mais c’est une véritable révolution dans le monde de la vidéo.

Pour ma part, le HDR est une véritable révélation. Quand il est exploité convenablement, il apporte du naturel, du réalisme, comme la sensation de vivre réellement la scène projetée. Le soleil et les flammes sont éblouissants, ça ressemble à la vie réelle ! Et, c’est pareil pour les zones sombres de l’image, plein de détails apparaissent. Certes, l’image paraît comme globalement un peu plus sombre qu’en SDR, mais elle est tellement plus naturelle que quand on a goûté au HDR, on n’a plus du tout envie de revenir en arrière.

J’ai décidé de ne pas faire de photos comparatives entre des images HDR et SDR, car il est impossible de restituer fidèlement ce que j’ai vu. Pour voir la différence, il faut le vivre en vrai, et je vous encourage à le faire. Mais, pour agrémenter le test, je vais juste publier quelques photos d’images HDR tirées des films « L’odyssée de Pi » et « The revenant », ici et dans le paragraphe consacré à mes impressions subjectives.

 

En outre, avec le Sony VPL-VW550ES, le HDR est quasiment « plug and play », on met la galette dans son lecteur, on effectue quelques petits réglages et ça marche ! Bien sûr, si vous faites appel à un calibreur professionnel, le rendu HDR sera encore meilleur, mais c’est déjà très bon sans quasiment rien faire.

Malgré tout, voici les réglages que je vous recommande : mode « Cinéma lumineux », iris fixe ouvert à fond, contraste au maximum, luminosité à 50 et température de couleur à D65. Si vous êtes gênés par des pics lumineux trop puissants, il suffit de fermer l’iris fixe à votre goût.

 

Colorimétrie

J’ai testé les trois modes usines présentant les couleurs les plus justes, à savoir « Cinéma film 1« , « Cinéma film 2 » et « Référence« . Tous les relevés colorimétriques ont été effectués sur une toile blanche traditionnelle, la Absolute Reference White 1.0 de Xtrem Screen, pour un écran d’une base de 2 mètres. La lampe était au niveau bas et l’iris était fermé afin de descendre la luminance vers 65 cd/m².

Je vous présente ci-dessous mes relevés.

 

Cinéma film 1

La température de couleur moyenne était de 6795 K (la cible étant de 6500 K) et le gamma moyen était à 2,15 (la cible étant à 2,2).

Ce mode usine n’est pas si loin de la norme, mais je ne le trouve pas satisfaisant car la température de couleur est légèrement trop froide et le diagramme CIE démontre un manque de rouge et de vert un peu trop marqué.

 

Cinéma film 2

Ce mode usine est quasiment identique au mode « Cinéma film 1 ». Je ne comprends pas trop son intérêt.

 

Référence

La température de couleur moyenne était de 6634 K (la cible étant de 6500 K) et le gamma moyen était à 2,12.

Des trois modes usines testés, le mode « Référence » est celui qui se rapproche le plus de la norme, c’est donc celui-ci que je recommanderais en l’absence d’un calibrage.

 

Résultats post-calibrage

La température de couleur moyenne était de 6623 K (la cible étant de 6500 K) et le gamma moyen était à 2,26 (la cible étant à 2,2).

Le Sony VPL-VW550ES n’est pas très facile à calibrer, surtout si on veut coller au plus près de la norme. Mais, pour ma part, je n’ai pas voulu « pinailler » davantage car j’étais très satisfait visuellement du résultat. C’était vraiment magnifique et très naturel.

 

 

Impressions subjectives

Chers lecteurs, je ne vais pas vous cacher que j’ai beaucoup aimé ce projecteur car il délivre une image qui correspond quasiment parfaitement à mes goûts. Il ne manque rien, les noirs sont profonds, le contraste intra-image est très bon, la luminosité est suffisante pour éclairer les bases d’écran les plus courantes, la fluidité est excellente (avec ou sans interpolation d’image) et la netteté est bien supérieure à celle d’un projecteur Full HD. Et, pour couronner le tout, le HDR est une véritable révélation !

L’image délivrée par le Sony VPL-VW550ES est belle et naturelle, elle est tout simplement jouissive. J’avoue que je vais avoir bien du mal à me séparer de ce projecteur à la fin de ce test.

Ci-dessous, quelques photos d’images SDR tirées de « Instinct de survie ».

 

Pour terminer, je vous propose encore quelques photos d’images en HDR.

 

 

Conclusion

Le Sony VPL-VW550ES est de loin le meilleur projecteur que j’ai testé jusqu’à maintenant. Certes, j’avais beaucoup aimé l’Epson TW9300, mais le Sony va plus loin dans tous les domaines : netteté, profondeur des noirs, fluidité et gestion du HDR.

En dessous de 10 000 €, je ne vois pas quel projecteur pourrait rivaliser avec le Sony VPL-VW550ES. Avec un contraste séquentiel natif de près de 20000:1, ce projecteur produit des noirs tellement profonds qu’il n’a plus rien à envier aux JVC. Par ailleurs, comparativement à certains projecteurs DLP, son contraste intra-image est certes un peu moins fort, mais le Sony VPL-VW550ES est plus équilibré, avec aucun point faible et une image susceptible de plaire au plus grand nombre.

Et que dire du HDR ? Sans doute mon expérience la plus émouvante en presque dix ans de vidéoprojection, une véritable révélation !

Le Sony VPL-VW550ES est sûrement la machine la plus aboutie, en-dessous de 10 000 €, pour profiter pleinement des Blu-Ray UHD.

 

Je tiens à remercier chaleureusement Sony France pour le prêt de ce projecteur.

 

Les plus

  • Une image équilibrée avec de bons noirs quel que soit l’éclairement de la scène
  • Une bonne luminosité
  • Une bonne colorimétrie en sortie de carton
  • La netteté grâce aux matrices 4K natives
  • Le silence de fonctionnement en mode lampe bas
  • Une bonne fluidité
  • Une image HDR de premier plan
  • Le HDR quasiment « plug and play »

 

Les moins

  • Un mode lampe haut légèrement bruyant

 

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Cet article a été rédigé par Hervé Thiollier, consultant / installateur home cinéma.

Site web : ht-consulting.pro

9 pensées sur “Test – Sony VPL-VW550ES

  • 24 janvier 2017 à 8 h 08 min
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    Merci de partager ce super test.
    Est il vraiment meilleur que le Sony VPL-vw520 ?

    En effet je le posséde depuis peu !

    • 25 janvier 2017 à 15 h 15 min
      Permalink

      Merci pour le compliment.

      Oui, le 550 est meilleur que le 520. Il est plus contrasté, le rendu HDR est encore meilleur et les couleurs sont codées sur 10 bits contre seulement 8 bits pour le 520 (le HDR10 signifie que les couleurs sont codées sur 10 bits !). Il n’y a pas un monde entre les deux, mais le 550 est meilleur.
      Si vous risquez de trop perdre sur une revente du 520, alors il vaut mieux le garder, sinon passer sur le 550 serait une bonne idée.

  • 17 février 2017 à 12 h 33 min
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    Bonjour Hervé, tout d’abords très bon travail. J’aimerai savoir ce que donne ce vp sur la toile daylight 0,9 (paillettes, luminosité en lampe bas etc…) surtout le rendu HDR, vu que la toile bouffe pas mal de luminosité, cela m’inquiète un peu.

    • 17 février 2017 à 17 h 21 min
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      Bonjour Patrick,
      Merci pour le compliment.
      Le VW550ES se marie bien avec la toile Daylight 0.9, les paillettes sont relativement discrètes. Pour le HDR, en tenant compte de l’usure de la lampe, il ne faudrait pas dépasser 2,70 m de base, mais en-dessous de cette largeur, le rendu sera excellent. Et, en mode lampe bas, c’est pareil, il ne faudrait pas dépasser 2,70 m de base, voire 3 m.

  • 25 février 2017 à 7 h 16 min
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    Bonjour Hervé,
    Merci pour ce test.
    Quelles sont au final vos conclusions concernant la comparaison Sony 550 et Benq W11000?
    Bonne journée à vous
    Jean-Philippe

    • 25 février 2017 à 10 h 45 min
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      Bonjour Jean-Philippe,

      En ce qui concerne la netteté pour une source Ultra HD, les deux projecteurs font quasiment jeu égal. Le Sony va un poil plus loin, mais ça se joue à pas grand chose.
      Mais, sur l’ensemble des critères qui permettent de juger un projecteur, le Sony est objectivement bien meilleur. Il est mieux équipé, avec un objectif et un lens-shift motorisés, un iris fixe, un iris dynamique de très bonne facture, la compatibilité HDR et une excellente interpolation d’image. Ensuite, concernant uniquement l’image, le Sony est bien plus équilibré, avec d’excellents noirs dans les scènes sombres et des scènes lumineuses magnifiques, alors que le Benq n’est bon que dans les scènes de jour. Sur la fluidité aussi le Sony est meilleur, avec ou sans interpolation d’image, alors que le Benq souffre d’une sorte de tremblement lors des mouvements rapides de caméra.
      Certes, le Sony est cher, mais on en a vraiment pour son argent, alors que le Benq est beaucoup trop cher par rapport à son faible équipement, et par rapport à sa faiblesse dans les noirs.
      Je vais être très dur avec le Benq W11000, mais à part pour la netteté, il est moins bon que son petit frère, le W2000, qui coûte moins de 1000 € ! Ce dernier, que je possède, me procure beaucoup de plaisir et d’émotion, alors que le W11000 n’a pas réussi à me toucher de la même façon !

      Hervé

  • 24 mai 2017 à 21 h 18 min
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    Bonjour,
    Je viens de lire avec une grande attention ce test et j’avoue que j’adore l’image délivré par les appareils de chez SONY. Deux points me font réfléchir avant de craquer pour cet appareil :
    – Le fait que le « motionflow » reste inactif sur les sources 4K (même constat pour l’upscale en UHD).
    – Le cache motorisé manuel, un petit détail qui fait la différence…. surtout pour un appareil à presque 10000 euros.
    Sur le point de franchir la frontière, je tombe sur un forum qui fait état de problème généralisé sur les vidéoprojecteurs de chez SONY! lien facile à trouver : Sony SXRD Degradation Thread – Effects All Current Sony SXRD 1080p/4K Panels….
    Evidemment, je me méfie de ce qui se dit sur le net mais avant d’investir 10000 euros, la question peut se poser (sauf si certains cherchent à faire une mauvaise publicité à SONY).
    J’ai eu trois vidéoprojecteurs 4K de chez Sony et tous ont présenté un défaut d’alignement (je tiens à saluer SONY Pro qui est intervenu très rapidement). Mais voila que sur un salon, un SONY 520 est en démonstration (modèle envoyé directement par SONY). L’image est abominable, l’appareil ne marche pas!
    Devant ce constat qui vient me refroidir de nouveau, je ne sais quel choix faire….. C’est l’image que je préfère et de loin mais comment risquer un investissement aussi onéreux ????
    Encore un grand merci pour ce test …..

    • 25 mai 2017 à 5 h 45 min
      Permalink

      Bonjour,
      Merci pour les compliments !

      Le « motionflow » reste inactif lorsque le signal entrant est UHD/4K, c’est vrai. Et c’est vraiment dommage car ce n’est qu’une question de puissance du processeur. Pour toutes ses télés haut de gamme, comme la ZD9 par exemple, ou pour tous ses projecteurs très haut de gamme, comme le VW5000, Sony utilisent le processeur X1 Extreme, et là le « motionflow » peut être utilisé même avec un signal 4K.
      Pour ma part, cela ne m’a pas vraiment dérangé car la fluidité reste correcte, mais j’aurais quand même préféré pouvoir profiter de ce procédé sur les signaux 4K.

      En ce qui concerne le cache manuel, ce n’est pas un problème qu’il ne soit pas motorisé. C’est au moins une chose qui ne tombera pas en panne ! Je dis ça car le cache motorisé de mon Epson LS10000 est tombé en panne.

      Il ne faut pas se faire peur avec le vieillissement prématuré des matrices. Certes, ça existe mais je pense que c’est ultra marginal. C’est toujours pareil, on parle des trains qui arrivent en retard et jamais de ceux qui arrivent à l’heure. En outre, certaines personnes malveillantes ont un malin plaisir à ternir l’image de Sony en colportant des rumeurs, mais en fait toutes les marques sont touchées. Par exemple, en tant que professionnel, la seule fois où j’ai constaté cela chez un client, c’était pour un Epson. Il n’existe pas de statistiques sur ce problème, mais je ne serais pas étonné si on me disait que ça touche moins de 1% des utilisateurs.

      Pour l’alignement des matrices, c’est la loterie, et il faut savoir refuser une machine si elle n’est pas conforme à vos attentes dans ce domaine.

  • 24 juillet 2017 à 14 h 55 min
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    Bravo pour ce travail qui est honnête et fort documenté.
    J’ai un 550 ES depuis plusieurs mois et j’en suis réellement très satisfait. Le niveau des noirs et le contraste natif m’ont impressionné (j’avais eu toujours eu des JVC avant de passer au Sony 300 puis Sony 550). La colorimétrie est exceptionnelle, même en SDR. Ayant vu la même journée le JVC Z1 et le Sony 550, je n’ai pas hésité : je n’ai pas observé de point de supériorité visible du JVC sur le Sony (certes la taille de l’écran dans ces deux projections n’était pas la même : 4 m pour le JVC et 2,8 m pour le Sony).
    J’ai même trouvé que le niveau de contraste et la profondeur du noir du JVC étaient inférieurs à celui du Sony et que les fameuses bandes noires autour de l’image en cas de projection au format Cinémascope étaient gris moyen chez JVC et proches du noir chez Sony, un comble ! ). Quant au piqué de l’image, il était aussi bien sur ces deux modèles.
    Comme le facteur de prix est de l’ordre de 3,5 fois (35 000 € vs 10 000 €), la question ne s’est pas longtemps posée ! j’étais prêt à casser ma tirelire pour le JVC, à condition d’avoir une image réellement meilleure (est-ce possible d’ailleurs ? : quand on compare aux vraies salles de cinéma, on voit que le home-cinéma est souvent meilleur, là aussi avec des tailles d’écran inférieures bien sûr). Vu la quasi-égalité de prestations (sauf sur la source lumineuse qui est plus en pointe sur le JVC, mais à la projection on ne s’en rend pas compte vraiment), j’ai décidé sagement d’économiser 25 000 € ! Je consacre une (toute petite) partie de cette économie à faire calibrer mon projecteur par Cédric Louis pour atteindre le nirvana visuel ! Je vous donnerai le résultat de ce travail ici même. Et je passerai sous peu d’une installation 7.2 (entièrement en GKF) à 7.2.2 Atmos.
    Pur conclure : ce Z1 est comme le tout premier D-ILA de JVC : proposé à un prix excessif ! Entre ce premier modèle et le HD1 que j’avais acheté en 2007, l’écart de prix était de 4 à 1…. Avec le temps, les prix vont sérieusement baisser. On reparlera alors du match JVC-Sony avec un autre contexte. D’ici là, Sony sera peut-être venu au laser…
    Je profite de ce post pour dire qu’habitant le bassin d’Arcachon, j’aimerais rencontrer d’autres home-cinéphiles pour échanger sur tous les domaines : image, son, serveurs, lecteur 4K, etc.

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