Test – Calibrage DCI

Sur Epson EH-LS10000

Introduction

Commençons par un petit historique. Au départ, lors de l’apparition des télés et des projecteurs numériques au début des années 2000, c’est l’espace de couleur Rec.709 qui a été choisi par l’industrie du cinéma et de la télévision pour les appareils grand public. La raison en est simple, les télés de l’époque n’étaient pas capables de couvrir un espace plus large. Mais au cinéma, c’est différent, un espace plus large est utilisé : le DCI-P3.

Depuis quelques années la situation a bien changé, et aujourd’hui de plus en plus de télés et de projecteurs sont capables de couvrir à 100% l’espace de couleur DCI-P3, voire plus encore. C’est pourquoi quelques utilisateurs, dont je fais partie, utilisent un calibrage DCI afin de retrouver la même saturation des couleurs qu’au cinéma.

Ce test a été réalisé à l’aide d’un Epson EH-LS10000, mais d’autres projecteurs sont capables d’atteindre un résultat convaincant, comme par exemple les Sony VPL-VW760ES ou VPL-VW270ES, le JVC DLA-X7900 et encore bien d’autres. Le même constat peut être fait pour les télés, d’ailleurs il y en a de plus en plus qui proposent l’espace DCI.

Qu’est-ce que le calibrage DCI ?

Il s’agit de calibrer le diffuseur d’images (TV ou projecteur) non pas dans l’espace Rec.709 mais dans le DCI. Ainsi, toutes les couleurs vont paraître plus saturées, mais sans jamais donner l’impression d’images anti-naturelles, bien au contraire. En outre, le contraste perçu ressort comme amélioré et l’image semble plus lumineuse (effet Helmotz-kohlrausch).

Bien sûr, quelques petits malins doivent se dire : « pas besoin de calibrage DCI, il suffit de pousser le curseur des couleurs pour aboutir au même résultat ». Eh bien non, c’est justement en faisant comme cela que l’on obtient des couleurs anti-naturelles. Pour atteindre un résultat satisfaisant, avec des couleurs à la fois naturelles et justes, il faut vraiment partir d’un gamut plus large que celui couvrant le Rec.709 et effectuer un vrai calibrage !

Impressions subjectives

Le calibrage DCI, l’essayer c’est l’adopter ! En tout cas, bon nombre d’utilisateurs vont tomber d’accord avec moi, une fois que l’on y a goûté, il est bien difficile de s’en passer tellement un calibrage Rec.709 paraît fade en comparaison.

Voici quelques photos pour s’en convaincre (à gauche le DCI et à droite le Rec.709) . J’ai fait exprès de choisir un film aux couleurs chatoyantes, à savoir « Nicky Larson et le parfum de Cupidon ».

Maintenant des photos que j’avais déjà utilisées lors du test de l’Epson EH-TW9400, avec le film « Oblivion » qui est moins coloré que « Nicky Larson ».

Pour être honnête, il y a peu de chances que ces photos correspondent parfaitement à la réalité, surtout si vous les avez visionnées avec un écran ne couvrant pas entièrement l’espace DCI, mais elles ont au moins le mérite de vous avoir donné une idée du rendu. Dans la réalité la différence peut-être assez énorme, par exemple pour des projecteurs comme les Epson EH-LS10000 ou EH-LS10500, les Sony VPL-VW760ES ou VPL-VW870ES, et encore bien d’autres.

Je vais terminer par une mise en garde. Attention, ce calibrage n’est utilisable que dans un contexte Blu-Ray (la galette physique ou un fichier issu de cette dernière), car pour les autres images, par exemple celles issues d’émissions TV, les couleurs pourraient paraître comme trop poussées.

Conclusion

En attendant que les images HDR Rec.2020 se généralisent, le calibrage DCI a toutes les chances de redonner un « coup de jeune » à vos Blu-Ray préférés. En tout cas, en ce qui me concerne, désormais je regarde tous mes Blu-Ray comme cela, il m’est devenu impossible de m’en passer !

J’ai aimé

  • Un contraste perçu plus fort
  • Des couleurs plus saturées tout en restant naturelles
  • Une image globalement plus pêchue

J’ai moins aimé

  • Le côté « too much » pour certains films

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En attendant que les images HDR Rec.2020 se généralisent, le calibrage DCI a toutes les chances de redonner un « coup de jeune » à vos Blu-Ray préférés. En tout cas, en ce qui me concerne, désormais je regarde tous mes Blu-Ray comme cela, il m’est devenu impossible de m’en passer !

J’ai aimé

  • Un contraste perçu plus fort
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Cet article a été rédigé par Hervé Thiollier – Consultant / installateur home cinéma – Calibreur vidéo – Revendeur de matériel home cinéma toutes marques.

Site web : ht-consulting.pro