Test – Daylight 1.5

A star is born

Introduction

La société française Xtrem Screen, spécialisée dans la fabrication de toiles dites techniques, est bien connue pour ses capacités d’innovation. Eh bien ce n’est pas une mais trois nouvelles toiles de projection que nous propose cette marque, dont la Daylight 1.5 faisant l’objet de ce banc d’essai. Chez Xtrem Screen l’appellation Daylight est réservée aux toiles à contrôle de lumière (toiles techniques), la Daylight 1.5 ne déroge pas à la règle.

Cela fait des semaines que je dispose d’un échantillon géant de la Daylight 1.5, mais je n’ai pas voulu réaliser le test à partir de ce dernier car cette toile méritait mieux que cela. C’est pourquoi je me suis rendu dans les locaux de la société en ce beau mois de juin, afin de bénéficier d’écrans complets. Je n’ai pas été déçu de mon déplacement car j’ai pu découvrir cette toile sur quatre écrans : un Frame (écran cadre) de 2.50 mètres de base, un Zero Frame Ultra Black Contour (écran cadre), un Elite Slim On Ceiling (écran enroulable motorisé tensionné) de 3 mètres de base, et le fameux CineMask (écran enroulable motorisé tensionné à masques), lui aussi de 3 mètres de base.

A l’occasion de ce déplacement, j’en ai aussi profité pour tester les deux autres nouvelles toiles de la marque, à savoir la Absolute Perfect White 1.2 et la Absolute Perfect White 1.7, toutes les deux également sur écrans complets. Celles-ci feront chacune l’objet d’un test publié prochainement, mais revenons à la toile qui nous intéresse aujourd’hui : la Daylight 1.5 !

Présentation de la toile Daylight 1.5

Comme je vous le disais précédemment, la Daylight 1.5 est une toile à contrôle de lumière (les anglophones disent ALR pour Ambient Light Rejection, ou toile à réjection de lumière en français) c’est-à-dire réalisant un filtrage bidirectionnel de la lumière sur les quatre côtés. Mais comme une vidéo vaut mieux qu’un long discours, je vous propose de visionner celle réalisée par Xtrem Screen pour expliquer sa technologie Daylight.

Avec la Daylight 1.5 le contrôle de lumière est bien présent, mais dans la gamme Daylight ce n’est pas celle qui réalise la réjection de lumière la plus forte, par exemple la Daylight Reference 1.1 Gen2 fait beaucoup mieux dans ce domaine. Ainsi, la Daylight 1.5 dispose d’un contrôle de lumière que je qualifierais d’assez modéré, ce qui permet d’obtenir des angles de vision très larges, presque autant que pour une toile blanche, mais aussi une quasi absence de hotspot. Mais alors, en quoi la Daylight 1.5 se différencie-t-elle d’une toile blanche ? Eh bien par le contrôle de lumière justement ! Certes, ce dernier est léger mais bien présent, le contraste de l’image est donc bien mieux préservé lorsque la projection s’effectue dans un environnement clair, comme une pièce au plafond blanc par exemple. Mais la Daylight 1.5 se distingue également par sa couleur grise, comme pour toute toile technique qui se respecte, ce qui permet de renforcer les noirs.

Dernier point important avant de passer aux aspects techniques, la Daylight 1.5 peut se décliner sur l’ensemble des châssis de la marque, que ce soit pour les écrans cadres ou pour les écrans enroulables motorisés.

Angles de vision – Hotspot

Je le disais dans le paragraphe précédent, le contrôle de lumière est présent mais léger, de telle sorte que les angles de vision sont très larges. En outre, le risque de hotspot est très réduit. Pour illustrer ce propos, je vous propose de visionner la vidéo ci-dessous dans laquelle la toile Daylight 1.5 est montée sur un écran CineMask.

Le fait que le contrôle de lumière soit léger apporte également deux autres avantages : un placement facilité du projecteur et la garantie de profiter pleinement du fort gain de la toile. Mais, j’aimerais revenir sur ce dernier point, pas toujours facile à comprendre. Contrairement au cas d’une toile blanche traditionnelle, le gain d’une toile technique n’est pas constant, mais dépend de l’angle de mesure. Donc concrètement cela signifie que plus le contrôle de lumière est fort et moins vous aurez de chances de profiter du gain maximum de la toile. En effet, dans ce cas, plus le placement du projecteur et des spectateurs s’écarte des conditions idéales et plus la luminosité perçue va chuter. C’est en cela que la Daylight 1.5 est remarquable et unique, car comme elle présente un contrôle de lumière léger, vous allez donc beaucoup mieux profiter de son gain de 1.5 par rapport à toutes les autres toiles techniques à gain positif (gain supérieur à 1) mais présentant une réjection de lumière plus forte.

Luminosité – Gain

L’arrivée du HDR depuis presque trois ans représente une véritable difficulté en vidéoprojection. En effet, la majorité des projecteurs grand public du marché ne sont pas assez lumineux pour obtenir un HDR convaincant, dès que l’écran commence à dépasser 2.50 mètres. Je ne dis pas que c’est impossible, mais juste que c’est compliqué, à partir du moment où la lampe du projecteur commence à vieillir. C’est là que les toiles à gain positif présentent tout leur intérêt, car elles offrent une alternative à l’achat d’un projecteur lumineux, ce dernier étant souvent très cher. C’est toute la raison d’être de la Daylight 1.5 et de l’Absolute Perfect White 1.7 chez Xtrem Screen : offrir un HDR de qualité !

Mais venons-en au gain de la Daylight 1.5, censé atteindre 1.5 comme son nom le suggère. Les mesures ont été effectuées en se servant d’un échantillon de l’Absolute Reference White 1.0 comme toile étalon. Cette dernière est en effet une toile de référence, de gain 1 et de qualité studio.

Voici les mesures de luminance obtenues avec une mire blanche (100 IRE) :

  • Sur toile blanche étalon (Absolute Reference White 1.0) : 63.9 cd/m².
  • Sur Daylight 1.5 : 90.2 cd/m²

Gain de la toile = 90.2 / 63.9 = 1.41

Je rappelle au passage que pour une toile technique, on mesure le gain maximum, c’est-à-dire en plaçant la sonde de mesure dans des conditions idéales (à hauteur d’objectif du projecteur).

Une tolérance de 10% est admise par rapport au gain maximum indiqué par le fabricant, eh bien la mesure est exactement comprise dans cette fourchette allant de 1.35 à 1.65.

Colorimétrie

Sur la photo ci-contre, la toile de référence est la Absolute Reference White 1.0, une toile réputée pour sa neutralité colorimétrique. En dessous, il s’agit de la Daylight 1.5.

Pour réaliser ces mesures j’ai utilisé quatre mires : une blanche, une rouge, une verte et une bleue, ces trois dernières étant à 100% de saturation. x et y sont les coordonnées de ces quatre couleurs dans le diagramme CIE.

Voici les écarts relatifs (en %) des coordonnées x et y entre les deux toiles.

Ces écarts étant très faibles, cela signifie que la Daylight 1.5 n’entraîne pas de dérive colorimétrique importante. Toutefois, j’ai constaté un écart non négligeable sur l’échelle de gris, ce qui justifiera un calibrage pour les plus exigeants d’entre nous.

L’avis de Hervé Thiollier

Vous connaissez forcément le slogan publicitaire « j’en ai rêvé, Sony l’a fait », eh bien celui-ci pourrait très bien s’appliquer à Xtrem Screen pour la Daylight 1.5 tellement nous sommes nombreux à avoir attendus un tel produit ! En effet, si minimiser les inconvénients inhérents aux toiles techniques est relativement aisé avec une toile à gain négatif (gain inférieur à 1), un certain nombre de fabricants y arrivent d’ailleurs très bien, en revanche c’est une autre paire de manches avec une toile à fort gain ! Eh bien, c’est exactement le défi que Xtrem Screen a réussi à relever avec la Daylight 1.5, puisque son effet de paillettes est tellement discret que 90% des toiles blanches du marché font pire dans le domaine ! Mais ce n’est pas fini car ses angles de vision sont presque aussi larges que ceux d’une toile blanche, sa dérive colorimétrique est très faible, et tout cela avec une forte luminosité ! Cela fait de la Daylight 1.5 une toile totalement unique sur le marché de la vidéoprojection. Vous pouvez chercher longtemps chers lecteurs, vous n’en trouverez pas une autre comme elle !

Alors on pourrait se dire, oui mais puisqu’elle est unique elle est forcément chère, eh bien même pas puisqu‘elle est à peine plus chère que l’entrée de gamme, à savoir la Daylight 0.9 ! Certes, il y aura toujours des gens pour dire qu’elle est trop chère, mais comparativement à la concurrence j’aurais tendance à dire : « pas assez cher mon fils ». En tout cas, je suis intimement convaincu que cette toile va rencontrer un immense succès commercial tellement elle est réussie !

Mais là où la Daylight 1.5 devrait faire hyper fort, c’est qu’en plus de s’imposer de manière évidente en pièce de vie, elle devrait aussi envahir bon nombre de salles dédiées ! En effet, si jusqu’à maintenant on pouvait hésiter à placer une toile technique en salle dédiée, à cause des inconvénients inhérents à cette technologie, ces derniers sont tellement minimiser avec la Daylight 1.5 que toutes les craintes devraient voler en éclat ! Cela est d’autant plus vrai qu’elle est dore et déjà disponible en version micro-perforée, ce qui devrait séduire beaucoup d’adeptes des salles obscures.

Mais j’ai suffisamment parler de technique, alors venons-en maintenant à mes impressions subjectives. C’est simple, mes différents visionnages ont souvent été ponctués par des « ouah, c’est trop beau ! », des « magnifiques ! », à tel point que je me suis parfois demandé si j’avais déjà vu une si belle image, notamment lorsque le Sony VPL-VW870 était utilisé. Les noirs étaient abyssaux, l’image était hyper dynamique donnant ainsi la sensation d’un contraste intra-image exceptionnel, pourtant ce n’est pas forcément le point fort de cette machine. Mais la Daylight 1.5 n’a nullement besoin d’un tel projecteur pour émerveiller l’assistance car elle magnifie l’image de quasiment n’importe quelle machine. C’est particulièrement vrai avec L’Epson EH-TW9400, dont l’association avec cette toile en fera chavirer plus d’un !

Je n’ai pas eu l’occasion de le tester chez Xtrem Screen, mais je suis intimement convaincu que cette toile devrait marcher hyper bien avec les projecteurs DLP à fort contraste ANSI. C’est un point que je ne manquerai pas de tester chez moi lorsque j’aurai fait l’acquisition de cette toile ! Vous l’avez donc compris chers lecteurs, je suis tellement conquis par la Daylight 1.5 que je ne compte pas m’en passer très longtemps. Et quand un testeur achète le produit qu’il a testé, c’est toujours très bon signe !

J’aimerais terminer ce paragraphe en revenant sur le HDR. Certes, les images SDR sont déjà magnifiques avec la Daylight 1.5, mais c’est vraiment avec le HDR que cette toile prend une autre dimension ! En effet, elle offre toute la puissance nécessaire aux pics lumineux dont les images HDR ont besoin, tout en préservant des noirs profonds, ce qui procure des sensations inconnues en home cinéma. Certes, une poignée de salles de cinéma arrivent à faire mieux en France, notamment les salles Dolby Cinéma, mais avec la Daylight 1.5 on peut s’en approcher tout près, et avoir cela chez soi, c’est quand même grandiose !

La toile ALR DAYLIGHT 1.5 disponible sur ht-consulting.pro

Comme moi, vous êtes conquis par cette nouvelle toile ALR? Découvrez-la dans notre boutique, montée sur des châssis XTREMSCREEN !

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Conclusion

Je ne vais pas tourner dix ans autour du pot, le marché de la vidéoprojection nous gratifie tellement rarement d’un produit aussi exceptionnel, qu’il ne faudrait pas trop tarder à se décider avant qu’il n’y en ait plus !

J’ai aimé

  • L’extrême discrétion de l’effet de paillettes
  • La quasi absence de hotspot
  • La luminosité
  • La dynamique d’image
  • Les angles de vision très larges
  • Le prix contenu pour une toile totalement unique
  • La disponibilité sur tous les châssis de la marque
  • La disponibilité en version micro-perforée

J’ai moins aimé

Rien

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  • L’extrême discrétion de l’effet de paillettes
  • La quasi absence de hotspot
  • La luminosité
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Cet article a été rédigé par Hervé Thiollier – Consultant / installateur home cinéma – Calibreur vidéo – Revendeur de matériel home cinéma toutes marques.

Site web : ht-consulting.pro