Test – Sony VPL-VW360ES

Sony VPL-VW360ES, un mini Sony VPL-VW550ES !

 

Introduction

 

Comme je le disais déjà pour le test du Sony VPL-VW260ES, cet article est plus un compte-rendu poussé, plutôt qu’un test complet comme vous avez l’habitude d’en lire sur Home Cinéma Tendances. En effet, je ne l’ai pas réalisé chez moi, mais dans le showroom Xtrem Screen, en Alsace, lors d’une démonstration publique des trois nouveaux vidéoprojecteurs 4K de Sony, à savoir le Sony VPL-VW260ES, le Sony VPL-VW360ES et le Sony VPL-VW760ES. Alors, certes je n’ai donc pas pu repousser ces projecteurs dans leurs derniers retranchements, comme je le fais d’habitude lors d’un test, mais je les ai suffisamment triturés pour me faire un avis tranché sur leurs points forts et leurs points faibles.

Toutefois, chers lecteurs, le test complet arrivera prochainement.

Mais pour revenir au Sony VPL-VW360ES, le projecteur qui fait l’objet de ce mini test, je vais principalement me focaliser sur ses différences par rapport au Sony VPL-VW260ES ou au Sony VPL-VW550ES, les deux projecteurs entre lesquels il vient s’intercaler dans la gamme.

 

Présentation

Le Sony VPL-VW360ES est un projecteur 4K natif à matrices LCD réflectives, nommées SXRD chez Sony. Selon Sony, ces matrices sont nouvelles, et ce sont les mêmes sur tous les projecteurs 4K de la marque, du Sony VPL-VW260ES jusqu’au Sony VPL-VW5000ES. Ce projecteur est également compatible 3D et HDR.

Au niveau équipement, le Sony VPL-VW360ES est doté d’une optique et d’un lens-shift motorisés, du dispositif d’aide à la fluidité appelé « Motionflow » (activable seulement en Full HD) et du « Reality Creation » qui permet d’accentuer la netteté. En outre, par rapport au Sony VPL-VW260ES, placé juste en dessous dans la gamme, le Sony VPL-VW360ES gagne un iris (fixe et dynamique), des mémoires de zoom et un système de calibrage automatique.

 

De gauche à droite : Sony VPL-VW550ES, Sony VPL-VW360ES et Sony VPL-VW260ES

 

Il n’y a aucun moyen esthétique de distinguer le Sony VPL-VW360ES par rapport au Sony VPL-VW550ES. En revanche, on reconnaît facilement la collerette doré du Sony VPL-VW360ES par rapport à celle argentée du Sony VPL-VW260ES. Cela est facile à mémoriser, le plus cher des deux possède une collerette doré !

Le flux lumineux maximum du Sony VPL-VW360ES est donné pour 1500 lumens. La durée de vie de la lampe en mode Eco est donnée pour 6000 h. La coque se décline en version blanche ou noire.

 

Le prix public indicatif est de 6999 €.

Rapport de projection : 1,38 à 2,83.

Lens-shift : + 85% / – 80% en vertical et +/- 31% à l’horizontal.

 

Tableau comparatif entre les Sony VPL-VW260ES, VPL-VW360ES et VPL-VW550ES

 

Bruit de fonctionnement

J’avais malheureusement oublié d’apporter mon sonomètre lors de mon périple en Alsace, mais je ne manquerai pas de faire toutes les mesures lors du test complet. Quoiqu’il en soit, il n’y a pas de mauvaise surprise à attendre sur ce plan là, le Sony VPL-VW360ES est tout aussi silencieux que les autres projecteurs de la marque.

 

Piqué – Netteté

Selon Sony, le contrôle qualité est devenu beaucoup plus exigeant concernant les optiques des projecteurs 4K. Et bien, cela se retrouve complètement dans la précision des images délivrées par ce Sony VPL-VW360ES, comme vous pouvez le constater sur la mire UHD ci-dessous (photos non compressées) qui a été prise pour le Sony VPL-VW260ES, mais ces deux projecteurs présentent des piqués identiques.

 

Mire UHD complète – Sony VPL-VW260ES

 

Voici des photos toujours de la même mire, mais en zoomant avec l’appareil photo sur la partie intéressante. Il y a 9 lignes qui vont en se resserrant, le but étant de pouvoir toutes les compter distinctement.

 

Sony VPL-VW260ES

 

Sony VPL-VW260ES

 

Ce n’est pas parfait, mais on arrive malgré tout à compter les 9 lignes sans trop de problème, ce qui montre que le Sony VPL-VW360ES, tout comme le Sony VPL-VW260ES, est capable de reproduire une mire UHD. Certes, vous pourriez me dire « rien de plus normal pour un projecteur 4K natif », mais ce n’est pas si facile pour une machine à matrices LCD qui a tendance à être désavantagée sur ce plan par rapport à la technologie DLP.

Le « Reality Creation » est aussi de très bonne facture, d’autant plus qu’il a encore été amélioré par rapport à la génération précédente. Ainsi, on peut le monter assez haut sans voir apparaître d’artefacts.

Par ailleurs, c’est connu, la netteté d’un projecteur à matrices LCD dépend beaucoup de la convergence de ces dernières. Le Sony VPL-VW360ES que j’ai pu observer avait de très bonnes convergences.

 

Fluidité

La fluidité est toujours aussi bonne chez Sony, avec ou sans MotionFlow, mais on peut quand même regretter l’absence de ce dispositif pour les images Ultra HD / 4K, fonctionnalité réservée aux projecteurs plus haut de gamme de la marque (au dessus de 10 000 €). En effet, le MotionFlow nécessite un processeur (X1 Extreme) plus puissant, donc plus cher. Pour ma part, bien que très sensible au manque de fluidité, je n’ai pas été gêné par l’absence du MotionFlow en 4K, mais je préfère largement la possibilité de pouvoir l’activer, comme le permettent le Sony VPL-VW760ES et le Sony VPL-VW5000ES.

 

Luminosité

J’ai eu le temps de mesurer le flux lumineux du mode « Référence », avec une lampe quasiment neuve et un iris fixe ouvert à fond. J’ai obtenu environ 1000 lumens en mode bas de la lampe et 1400 lumens en mode haut. Dans ce dernier cas, nous ne sommes donc pas très loin des 1500 lumens annoncés, avec une colorimétrie relativement juste.

 

Profondeur des noirs – Contrastes

Je n’ai pas eu la possibilité de faire toutes les mesures habituelles à ce sujet, mais je peux déjà annoncer que le contraste séquentiel est supérieur à 10 000:1, ce qui est déjà excellent pour disposer de bons noirs dans les scènes sombres.

Selon moi, le principal avantage du Sony VPL-VW360ES par rapport au Sony VPL-VW260ES réside dans la présence d’un iris fixe et dynamique. L’iris fixe permet d’ajuster la luminosité de l’image en fonction des dimensions de celle-ci, ce qui peut s’avérer fort utile pour améliorer la profondeur des noirs sur des bases inférieures à 2,50 mètres. Mais la présence d’un iris dynamique me semble encore plus important, car ce dernier va considérablement approfondir les noirs des scènes sombres. En effet, ce dernier agit comme le diaphragme d’un apport photo, en s’ouvrant pour les scènes claires et en se refermant lorsque celles-ci sont plus sombres. Il me semble important de préciser que Sony est passé maître dans l’art de la gestion des iris dynamiques, ainsi celui du Sony VPL-VW360ES travaille sans effet de pompage et apporte beaucoup dans les scènes sombres et mixtes. Il sera d’ailleurs intéressant, lors du test complet, de mesurer le contraste séquentiel en présence de ce dispositif, afin de voir ce que peut apporter le Sony VPL-VW360ES par rapport au Sony VPL-VW260ES.

Quant au contraste ANSI, en me basant sur quelques mesures effectuées (mais dans des conditions pas idéales) et sur la dynamique d’image observée, je ne serais pas du tout étonné si ce dernier atteignait les 400:1 dans de meilleures conditions. Vous en saurez plus à ce sujet dans quelques temps lorsque j’effectuerai le test complet de ce vidéoprojecteur.

 

Le HDR

Certes, la luminosité n’est pas suffisante pour du HDR sur de grandes bases, et il vaudrait mieux se limiter à 2,50 mètres afin de bénéficier de pics lumineux puissants, mais, point très positif en faveur du Sony VPL-VW360ES, le HDR est parfaitement opérationnel dès la sortie de carton, c’est quasiment du « plug and play ».

Le HDR est vraiment beau, la capacité du Sony VPL-VW360ES à délivrer des noirs profonds n’y est sans doute pas pour rien.

 

Impressions subjectives

Le Sony VPL-VW360ES est quasiment identique au Sony VPL-VW550ES, ils se différencient seulement par leur luminosité (1500 lumens pour le premier contre 1800 lumens pour le second). Voilà une évolution majeure du Sony VPL-VW360ES par rapport à son prédécesseur, le Sony VPL-VW320ES, qui était moins bien équipé, car il ne disposait ni d’iris ni de mémoires de zoom. A cela, on peut ajouter un piqué que j’avais trouvé en retrait lors du test du Sony VPL-VW320ES. Donc, si vous n’avez pas besoin de la luminosité du Sony VPL-VW550ES, son petit frère VPL-VW360ES est une alternative des plus crédible.

Donc, vous l’avez compris, chers lecteurs, le Sony VPL-VW360ES est un Sony VPL-VW550ES en moins lumineux, et l’image qu’il délivre est tout aussi somptueuse que celle de son grand frère. J’ai toujours grandement apprécié le Sony VPL-VW550ES, vous pouvez le vérifier en relisant son test ici, et bien il en est de même pour le Sony VPL-VW360ES qui m’a donné le même ressenti.

Les noirs sont vraiment profonds, à tel point que, tout comme pour le Sony VPL-VW260ES, il m’a été difficile de discerner les bandes cinemascope sur les écrans Dynamic Black Contour de Xtrem Screen, et ce constat est encore plus vrai pour le Sony VPL-VW360ES lorsque son iris dynamique est activé. J’ai vraiment l’habitude de ce type d’écran, puisque j’en utilise un chez moi, et bien je peux vous assurer que peu de projecteurs sont capables d’un tel tour de force !

Voici maintenant quelques photos d’images tirées du documentaire « Planet Earth II ». L’écran est un Xtrem Screen Zero Frame Ultra Black Contour de 2,50 mètres de base avec la toile Daylight Reference 1.1 Gen 2.

 

Ci-dessous une photo d’une image d’une vidéo tournée en 8K.

 

 

Conclusion

Le Sony VPL-VW360ES est un Sony VPL-VW550ES en moins lumineux, alors lorsqu’on n’a pas le budget pour ce dernier, ou si on dispose d’un écran de petite base (inférieure à 3 mètres), le Sony VPL-VW360ES peut s’avérer un excellent choix. Mais attention, la luminosité d’un projecteur est un critère important, en particulier pour le HDR, c’est donc ce paramètre qu’il va falloir prendre en compte si vous hésitez entre les deux.
Tout comme pour le Sony VPL-VW260ES, je prédis un bel avenir à ce Sony VPL-VW360ES, qui présente bien des avantages par rapport à son prédécesseur, le Sony VPL-VW320ES, qui a eu du mal à exister face aux Sony VPL-VW520ES et VPL-VW550ES.

 

Les plus

  • Le piqué
  • La profondeur des noirs
  • La fluidité malgré l’absence du MotionFlow en 4K
  • Mieux équipé que le Sony VPL-VW260ES, avec en plus, un iris (fixe et dynamique), des mémoires de zoom et un système de calibrage automatique
  • Un alternative moins coûteuse du Sony VPL-VW550ES
  • Le contraste ANSI

 

Les moins

  • MotionFlow non activable en 4K
  • Luminosité insuffisante pour le HDR sur des bases supérieures à 3 mètres

 

Pour discuter de ce test, je vous invite à le faire sur le forum Cin&Son.

 

 

Cet article a été rédigé par Hervé Thiollier – Intégrateur home cinéma – Calibreur vidéo – Revendeur Oppo et de matériel home cinéma toutes marques.

Site web : ht-consulting.pro

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