Test – Toile de projection Xtrem Screen Daylight Reference 1.1 Gen 2

Un effet HDR, même sans HDR !

 

 

Introduction

Actuellement la vidéoprojection se pratique beaucoup en pièce à vivre ce qui est destructeur pour le contraste et les couleurs de l’image. Pour répondre à cette problématique, des fabricants d’écrans de projection ont développé des toiles dites « techniques » qui, grâce à leurs propriétés de réjection de lumière, permettent de bénéficier d’une image de grande qualité malgré des conditions hostiles à la vidéoprojection. La société Xtrem Screen, pionnière et spécialiste dans ce domaine, vient de commercialiser sa nouvelle toile technique, la Daylight Reference 1.1 Gen 2, que je vous propose en test aujourd’hui.

J’avais eu la chance de découvrir cette toile, présentée avec un écran Zero Frame UBC, au dernier Festival Son&Image de Paris. Et, comme beaucoup de visiteurs, j’avais trouvé l’image particulièrement impressionnante. C’est donc avec une grande excitation que je réalise ce test.

Je connaissais bien la Daylight Reference 1.1 de première génération pour l’avoir utilisée pendant près de trois ans. Cette dernière avait la réputation de délivrer une excellente dynamique d’image et de bénéficier d’un effet de paillettes extrêmement réduit. Ces points forts ont-ils évolués ? C’est ce que nous allons voir au cours de ce test.

 

 

Présentation de la toile

La Daylight Reference 1.1 Gen 2 est une toile de couleur grise. Elle possède des propriétés de contrôle de lumière ce qui permet son utilisation en pièce à vivre sans perte de contraste.

Elle est disponible en version pleine, mais également acoustique (micro-perforée), ce qui est unique sur le marché des toiles techniques.

 

 

Matériel utilisé

  • Écran Xtrem Screen Zero Frame UBC
  • Écran Xtrem Screen motorisé muni de la toile blanche Absolute Reference White 1.0
  • Vidéoprojecteur Epson EH-LS10000

 

 

Profondeur des noirs

Voilà un point qui a évolué, cela m’a sauté aux yeux dès le premier essai. Les noirs sont devenus plus profonds, c’est flagrant, à tel point que j’ai été submergé d’émotions en voyant une telle dynamique d’image. La première génération de cette toile était déjà excellente dans ce domaine, mais là on franchit clairement un cap !

Comment cela est-il possible ? C’est très simple, la nouvelle génération de la Daylight Reference 1.1 est d’un gris légèrement plus foncé, ce qui rend les noirs plus profonds.

Et, lorsque j’ai allumé le rétroéclairage de l’écran Zero Frame UBC, quels noirs abyssaux ! Du jamais vu, j’avais la sensation d’avoir un écran OLED devant les yeux. C’était impressionnant !

 

 

 

 

 

Il est à noter que les noirs sont profonds, mais sans jamais être « bouchés ».

 

 

Luminosité

La Daylight Reference 1.1 ne semble pas avoir évoluée sur ce point. J’ai retrouvé une luminosité perçue proche de celle d’une toile blanche de gain 1. Du coup, comme les noirs sont devenus plus profonds, la dynamique d’image s’en trouve accrue. C’est un véritable tour de force quand on sait comment est conçue une toile technique et combien il est difficile de maintenir un gain proche de 1 avec un noir encore plus profond.

Nous tenons là l’une des toiles techniques les plus dynamiques du marché, pour ne pas dire la plus dynamique.

 

Ci-dessous, quelques photos pour illustrer à la fois la luminosité et la dynamique.

 

 

 

 

 

 

 

Effet de paillettes – Moiré

C’est l’autre point sur lequel la Daylight Reference 1.1 a le plus évolué. Sa devancière était déjà très discrète dans ce domaine, mais là, malgré mon habitude des toiles techniques, il m’a été très difficile de détecter ce phénomène sur la majorité des extraits de film testés. Je précise que ma position de visionnage se situe relativement près, à moins de 3 mètres de l’écran, ce qui a tendnace à favoriser la perception de l’effet de paillettes.

Il y a tout lieu de penser que l’effet de paillettes ou le moiré seront totalement indétectables pour l’immense majorité des utilisateurs, en particulier pour ceux dont la position de visionnage se situe au-delà de 3 mètres. Selon moi, il sera difficile de faire mieux pour une toile technique, on arrive sans doute aux limites technologiques dans ce domaine.

 

 

Angles de vision

La Daylight Reference 1.1 ne semble pas avoir beaucoup évolué sur ce point, mais il m’a semblé voir un léger mieux. Les angles de vision restent relativement larges pour une toile technique, mais moins que la Daylight 0.9 qui est la championne dans ce domaine.

La directivité verticale est aussi assez faible. Le placement du projecteur ne devrait donc pas poser de problèmes particuliers.

 

 

Hot spot

La Daylight Reference 1.1 étant un peu directive, un très léger hot spot pourrait être visible, mais sur une base de 2 m, il m’a été impossible de le détecter.

 

Sur les photos ci-dessous, nous voyons qu’aucun hot spot n’est détectable sur un écran de 2 mètres de base.

 

 

 

 

 

 

Colorimétrie

Sur la photo ci-dessous, où l’on voit la toile blanche Absolute Reference White (toile de qualité studio, très neutre pour la colorimétrie) en haut et la Daylight Reference 1.1 Gen 2 en bas. Les colorimétries semblent quasiment identiques.

 

 

Toutefois, mes relevés colorimétriques ont montrés une légère teinte froide vers 6700 K. Le fabricant m’a confirmé cette caractéristique qui découle de la volonté de produire un blanc plus éclatant.

 

Ci-dessous, quelques photos pour apprécier des couleurs bien saturées.

 

 

 

 

Impressions subjectives

Pour cette nouvelle génération de la Daylight Reference 1.1, on sent clairement la volonté du fabricant d’avoir voulu minimiser au maximum les inconvénients traditionnels des toiles techniques, en particulier l’effet de paillettes. Du coup le ressenti n’est jamais perturbé et le plaisir n’en est que plus grand !

En outre, l’association de la Daylight Reference 1.1 Gen 2 avec l’écran Zero Frame UBC est une totale réussite ! Cela donne la sensation d’une dynamique d’image inédite en vidéoprojection.

 

Je vous présente maintenant quelques images qui m’ont particulièrement impressionné.

 

L’image ci-contre, tirée du film « Pacific Rim », montre un détachement remarquable du personnage au premier plan, ce qui donne un effet 3D que j’apprécie particulièrement.

Ce film est très intéressant sur le plan esthétique car, outre l’excellent piqué et le détachement des plans (effet 3D), il délivre des images très contrastées faisant penser au HDR.

La toile Daylight Reference 1.1 Gen 2 rend totalement hommage à ce visuel, c’est un florilège d’images toutes plus époustouflantes les unes que les autres!

 

 

 

 

 

 

Ci-dessous, toujours « Pacific Rim » et son rendu HDR.

 

 

 

 

 

 

 


Le film « The Revenant » présente aussi des images bien mises en valeur par cette toile.

C’est le cas de l’image ci-contre, très difficile à restituer. Le tronc d’arbre à gauche se détache complètement, le soleil est éclatant, et malgré le contre-jour on arrive à distinguer des détails au second plan.

On arrive même par moment à être ébloui comme si nous étions au coté de DiCaprio, c’est grandiose.

 

 

 

 

 

 

 

 

Encore deux images de contre-jour, très bien restituées et absolument magnifiques. Devant un tel spectacle, on ne peut que se taire et admirer !

 

 

 

 

 

Ci-dessous, une image où les dégradés de gris sont très bien restitués.

 

 

 

 

Beaucoup d’images m’ont paru tellement dynamiques que j’avais l’impression d’avoir du HDR. Mais non, cela n’était pas possible puisque mon projecteur Epson EH-LS10000 n’est pas compatible avec ce procédé. Si vous pensiez changer votre vidéoprojecteur pour un modèle HDR, ne vous précipitez pas et préférez d’abord le passage à cette toile. Je suis convaincu que vous allez redécouvrir votre vidéoprojecteur.

Avec la toile Daylight Reference 1.1 Gen 2 associée à l’écran Zero Frame UBC, on atteint le paroxysme de la dynamique d’image ! Peut-on encore faire plus ? Je ne pense pas.

 

 

Encore quelques photos, juste pour le plaisir des yeux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Conclusion

Que d’émotions ! Je ressors de ce test totalement enthousiasmé par ce que j’ai vu, avec le sentiment d’avoir atteint mon Graal en vidéoprojection. La dynamique d’image est tellement forte, les noirs sont si profonds et les couleurs sont tellement belles que je ne saurais trop vous recommander cette toile, que ce soit en pièce de vie, ou même en salle dédiée où la version acoustique peut s’avérer un excellent choix. La qualité d’image offerte est tout simplement hors du commun ! C’est une expérience ultime que je souhaite à tout passionné.

 

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Cet article a été rédigé par Hervé Thiollier, consultant / installateur home cinéma.

Site web : ht-consulting.pro

Une pensée sur “Test – Toile de projection Xtrem Screen Daylight Reference 1.1 Gen 2

  • 4 janvier 2017 à 9 h 01 min
    Permalink

    Bonjour, je réside en Belgique et j’aimerais savoir combien me coûterait cet écran Xtrem Daylight Ref.1.1 Gen. 2 en format 2.35 de 2.50m de base avec un système de LED (genre ambilight Philips) qui entour un écran sans bord ou maximum de quelques millimètres de cadre? Il faudrait qu’il me soit livré en Belgique bien sûr, bien à vous

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